Be Better. Do Better – Un jeune ascendant Adulte
Récemment, en me pavanant dans les méandres du web, j’ai découvert un podcast fascinant (ma trouvaille de l’After-Covid, les Podcasts !) où l’invité a cité ce passage de Robert Ward qui m’a frappé comme une onde de choc :

« Je te souhaite le courage d’être vibrant lorsque le monde préférerait que tu sois distant. Je te souhaite un succès suffisant pour tes besoins ; je te souhaite un échec pour tempérer ce succès. Je te souhaite de la joie tous les jours ; je te souhaite de la tristesse afin que tu puisses mieux mesurer la joie. Je te souhaite du bonheur pour contrebalancer la peine. Je te souhaite de l’humour et un éclat dans les yeux. Je te souhaite la gloire et la force de porter ses fardeaux. Je te souhaite du soleil sur ton chemin et des tempêtes pour assaisonner ton voyage. Je te souhaite la paix dans le monde dans lequel tu vis et dans le plus petit recoin de ton cœur où la vérité est gardée. Je te souhaite la foi pour aider à définir ta vie et ton existence. Plus je ne peux te souhaiter, sauf peut-être de l’amour pour rendre le reste valable. »
Ces mots résonnent toujours en moi avec une force inouïe. Ils semblent avoir été écrits spécialement pour moi, pour cette année qui s’achève. Car si la vie est un tableau, la mienne a été une succession de coups de pinceau contrastés. Des moments de joie intense, comme des soleils éclatants, ont côtoyé des périodes d’ombre, où le doute et la tristesse ont animé des jours sombres.
Et tout ceci à l’ombre des grands maux de notre époque — les viols, les génocides, les guerres —, une question brûle sur toutes les lèvres : qu’est-ce que cela signifie d’être humain aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je souffle ma 3…e, ma 18e bougie (Que chacun se gère, façon moi, je me définis comme Jeune ascendant Adulte). Je suis donc dans cette tranche d’âge où l’idéal de vie rencontre très souvent la réalité d’une vie. Et la plupart du temps, cette dernière (la réalité) se présente sur un ton, disons, assez sarcastique. Elle nous donne rarement ce que l’on désire, mais plutôt ce dont on a besoin. Et parfois, pour obtenir ce que l’on desire ardemment, il nous faut nous armer de Sabr et de Tawakkul. Un peu comme un voyage en montagne, où les ascensions les plus difficiles nous offrent les plus belles vues.
Dans cette danse perpétuelle entre la lumière et l’ombre, j’ai trouvé un refuge dans la Foi. L’Islam m’a appris que les épreuves sont des opportunités de grandir, que la patience est une vertu et que la gratitude est une clé essentielle pour le bonheur. C’est un peu comme si Dieu nous préparait un cadeau, mais qu’il fallait d’abord déballer un paquet de surprises (lire : « La vie… une grosse merde? »). Au final, le cadeau en vaudra toujours la peine.
Mais soyons francs aussi, c’est bien beau les phrases dignes d’un compte de motivation Instagram, mais quand on se prend un râteau en pleine figure, on a quand même envie de hurler à la lune. Et c’est là que le mot « relativiser » entre en jeu. Un proverbe Akan dit : « Le bois déjà coupé ne ressent plus la douleur de la hache. Il faut aller de l’avant et transformer le bois coupé en quelque chose d’utile »
Au fil de cette année, j’ai appris à relativiser, à apprécier les petits bonheurs du quotidien, et à faire preuve de gratitude. Car même dans les moments les plus sombres, il y a toujours une lueur d’espoir. Et si je devais résumer cette année en une phrase, je dirais : « La vie est une école, et on en sort diplômé quand on a compris que les plus belles leçons se cachent souvent dans les échecs. »
Au-delà de ma propre expérience, le bilan de mon passage sur terre ne saurait se faire en fermant les yeux sur les défis auxquels notre société est confrontée. Un monde où les inégalités se creusent, où la violence fait rage, où les droits de l’homme sont bafoués. Les faits divers nous bombardent quotidiennement d’actes de barbarie, de comportements inqualifiables. Et parmi ces actes, il y a ceux qui nous touchent particulièrement en tant qu’hommes : les violences faites aux femmes.
Oui ! je parle bien de ces échos de viols, ces cris étouffés, ces corps meurtris. Les taches indélébiles qui maculent le tableau de notre humanité. Nous, hommes, prétendus rois dans la procréation, nous nous révélons souvent des rois de la destruction, tyrans de chair et de sang. Mais ne nous y trompons pas, ces actes ne sont pas l’œuvre d’une minorité déviante, ils sont le reflet d’un mal profond, d’une plaie béante qui gangrène notre société.
Pourtant, au cœur de ces ténèbres, une lueur d’espoir persistera toujours. Car si l’homme est capable du pire, il est aussi capable du meilleur. Il peut être un protecteur, un amant, un confident. Il peut être le soleil qui réchauffe les cœurs et non la tempête qui les dévaste. C’est à nous, hommes, de changer nos regards, de modifier nos comportements, de devenir les alliés des femmes et non leurs ennemis.
En tant qu’homme, je ressens un profond sentiment de honte et de colère face à ces atrocités. Je me demande ce que nous, hommes, pouvons faire pour changer les choses. Comment pouvons-nous devenir de meilleurs hommes ? Comment pouvons-nous construire un monde où les femmes se sentent en sécurité, respectées et valorisées ?
La réponse est en chacun de nous. Il nous faut tous, hommes, prendre nos responsabilités. Il nous faut éduquer nos enfants, nos fils à respecter et protéger les femmes. Il nous faut dénoncer les comportements sexistes et misogynes, qu’ils viennent de nous-mêmes ou des autres. Il nous faut être des alliés des femmes dans leur combat*. Ensemble, nous pouvons bâtir un monde où l’amour régnera sur la haine, où le respect remplacera la violence. Un monde où chaque femme pourra enfin vivre libre et épanouie.
De mon côté, j’essaierai de faire ma part, en attendant, je suis un peu comme un vin : je vieillis, je me bonifie, et je développe des arômes complexes (Oui je me jette des fleurs !). Et si on me demandait quel conseil je donnerais à mon moi de l’année prochaine, je lui dirais simplement : « Continue de savourer chaque instant, de grandir, d’apprendre. Mais n’oublie jamais de lever ton verre à un monde meilleur. Et surtout, souviens-toi : Be better, Do better.«